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Commentaires (8)

Paco
  • 1. Paco | 16/12/2020
www.meditation-presence.com

www.rose-croix-d-or.org
Régis Göllpritt
  • 2. Régis Göllpritt | 07/05/2020
Bonjour,

J'ai lu votre livre " manifeste ant-nataliste, ou l'art de guillotiner les procréateurs" avec intérêt.

Je retiendrai par exemple la nuance entre " Agathogénisme" et "Agénisme", et j'aimerais vous interrogez par rapport à cela sur un point: Dans une interview du 12 avril 2019, publiée sur la chaîne de Hippo A ( que vous avez récemment republié sur votre chaîne si je ne me trompe pas), vous avez affirmé que vous préférez ( je ne saurai reprendre vos termes avec exactitude) l'idée d'un géniteur qui s'occupe bien de son entourage plutôt qu'une personne childfree qui s'en occuperait mal. Mais entre cette personne qui s'occuperait mal de son entourage déjà-née et une probable descendance où c'est la venue de centaines de non-nés au monde qui est en jeu, je me dis que c'est incomparable. Car en effet, faire un enfant, c'est admettre une ( probable) descendance, dont la somme des souffrances et d'expositions à la souffrance me semble évidemment plus grande qu'un entourage négligé.
Mais je ne vais pas plus m'étaler sur cet aspect car je n'aimerais pas que mon message ne se porte que sur ce point.

Je voulais aussi aborder un autre point: L'idée de pardonner aux géniteurs de nous avoir mis au monde, comme je vous ai déjà entendu le dire, est très bien, mais ce pardon me semble fragile quand on souscrit à une conception antinataliste. En effet, lorsque l'on se trouve dans une situation d'angoisse, à un certain moment de notre vie, par rapport à notre état de santé ( par exemple), eh bien spontanément lorsque l'on pensera aux géniteurs, la notion de pardon me semble plus ou moins disparu. Ou bien est-ce alors non pas une question de spontanéité, mais une question d'essayer d'aller vers cette idée de pardon? En tout cas peut-être avez vous préciser certaines choses par rapport à ce point, mais je ne suis pas tombé sur ces précisions, si jamais elles existent.

Dernier point que j'évoquerai dans ce message: Dans la même interview, que j'ai déjà évoqué plus haut, vous aviez dit qu'un géniteur devrait prendre en charge son enfant à vie sans exiger qu'il se voit imposé de travailler 8 heures par jour, de faire des études... etc ( Je m'excuse de reprendre vos termes de façon inexacte. Au moins l'idée reste plus au moins intacte).
Alors dans la symbolique, je suis d'accord, mais cela pose problème d'un point de vue psychologique: Je m'explique, travailler, par exemple, donne un but dans la journée, une organisation quasi-quotidienne ( Même si j'admet volontiers que la contrainte de chercher du travail est très désagréable en grande partie). Alors qu'avoir du temps libre ne veut pas dire être libre car encore faut il savoir organiser son temps libre.
De plus au bout de huit heures de travail, on a comme une impression de libération, ce qu'on a pas forcément lorsqu'on reste toute la journée chez soi oû la monotonie peut se faire lourdement ressentir. L'impression de vacuité du monde peut donc par conséquent se faire encore plus ressentir . Sans parler du manque de fierté personnelle ou d'impression d'inutilité, dans cette idée. Donc malheureusement, peut-être n'est-ce pas une solution que de se faire entretenir par ses géniteurs à vie. Du moins, pas pour tout le monde. D'ailleurs peut-être que le juste milieu serait que nos géniteurs cherchent du travail à notre place et pour nous, du moins autant que le permettent les démarches pour décrocher un travail. Mais ce n'est qu'une possible hypothèse.

J'ai essayé de trouver le livre, dont j'ai cité le nom au début de ce commentaire, dans quelques librairies, mais aucune ne l'avait en stock ( sans parler de la réaction de consternation d'un libraire lorsque j'ai précisé le titre du livre, mais ce genre de réactions est si simplement prévisible). Je l'ai donc lu en PDF.
Cependant, j'ai pu directement trouvé un autre livre d'un autre auteur: Il s'agissait de " de l'inconvénient d'être né" d'Émil Cioran

Je vous remercie de vos écrits et vous souhaite une bonne continuation.
Cordialement
Tepes
EDIT : faire quelque chose parce qu'on a peur des conséquences si on ne le fait pas, c'est le faire par contrainte. Vivre par peur de mourir, c'est donc vivre par contrainte.
Tepes
Monsieur Théophile de Giraud,

Merci infiniment de partager votre lucidité métaphysique sans avoir peur d'aller à contre-courant des préjugés sociaux.

Je partage vos analyses sur l'absurdité de l'existence et l'illégitimité d'infliger la vie à un enfant qui n'a rien demandé. En tant que grand lecteur de Schopenhauer et de Cioran, je saisis les fondements philosophiques de vos thèses. J'espère vivement que vos idées deviendront plus médiatiques et feront leur chemin dans les esprits. L'heure de la révolte métaphysique est venue. Contrairement à ce qu'affirment Blaise Pascal et les fanatiques religieux en délire, nous ne naissons pas coupables, nous ne méritons donc pas de souffrir. Il est temps de dire "non !" à un réel non conforme à notre dignité d'êtres humains et de ne plus infliger ce réel à d'autres malheureux en procréant. Dans ce monde, les méchants sont souvent déguisés en gentils, et les gentils déguisés en méchants... vous, Théophile de Giraud, êtes plutôt déguisé en méchant, mais c'est par humanisme que vous défendez une vision sombre du monde. Si le monde est beau, merveilleux, etc, alors on n'a pas à se plaindre et à se révolter, on n'a qu'à se soumettre à ce monde. Mais si on reconnaît que ce monde est injuste, alors on a la légitimité morale de le refuser. Le nihilisme est donc un humanisme.

Pour ma part, je pense que le "droit de ne pas naître" impliquerait un droit au suicide indolore, comme je tente de le démontrer philosophiquement dans ce texte : https://adrianfarenheightstepes.bandcamp.com/album/manifeste-pour-un-droit-au-suicide-indolore-de-jean-libert
En effet, ne pas avoir la possibilité d'un suicide facile et serein, c'est être contraint à vivre, même si nous désirons vivre. (Faire quelque chose parce qu'on a peur de faire quelque chose si on ne le fait pas, c'est le faire par contrainte. Vivre par peur de mourir [parce qu'on ne dispose pas de moyens de suicide sans douleur], c'est donc vivre par contrainte). Or, entre vivre par choix et vivre par contrainte, il y a la même différence qu'entre faire l'amour et être violé : de gré dans le premier cas, de force dans le second. La possibilité d'un suicide indolore permettrait ainsi de vivre par choix, ce qui pourrait donner envie de vivre malgré l'absurde de départ.
Sans droit au suicide indolore, la peur de mourir viendra toujours troubler la "fête de la vie" (quand nous avons la chance que la vie soit une fête). Avec ce droit, nous pourrons ainsi être des vivants consentants (et non contraints à vivre), libérés de la peur de mourir. Joie et lucidité pourront être réconciliées.
"Sans douleur, le trépas n'aura plus la pestilence des égouts mais la splendeur des étoiles." Seul un droit au suicide indolore peut compenser l'arbitraire originel de la naissance. Nous n'avons pas choisi de naître ; laissez-nous le choix de mourir !

Enfin, d'après moi, le roman Frankenstein de Mary Shelley montre bien, à travers le récit de La Créature, qu'un procréateur a le devoir moral d'offrir de bonnes conditions de vie à l'être qu'il jette au monde (car c'est à cause du procréateur que l'être jeté au monde doit endurer les injustices et les souffrances de la vie).

En espérant avoir l'occasion d'échanger avec vous sur ces questions, je vous invite à continuer votre excellent travail utile à l'humanité et à la planète.

Très cordialement,

Alucard

PS : je compose aussi quelques petits morceaux d'orgue que vous trouverez sur ma page bandcamp ; j'ai notamment écrit un recueil d'aphorismes (Fièvres et crachats d'un nihiliste postmoderne) et un roman gothique (Le baron de Torlune).
Van Cutsem Natacha
  • 5. Van Cutsem Natacha | 14/05/2019
Bonjour j'essaie de vous joindre pour une interview pourriez.vous m'envoyer un mail svp ?
merci !
Justine Gheselle
  • 6. Justine Gheselle | 10/01/2017
Bonjour,

Je n'ai pas fini de lire votre œuvre L'art de guillotiner les procréateurs : Manifeste anti-nataliste. Néanmoins, je ne peux plus retenir mon besoin de vous exprimer ma gratitude.

Je suis bouleversée et enthousiasmée par votre livre.

Je sens comme une possibilité, celle d'être en accord avec mes choix de vie, de ne pas craindre la marginalisation et le rejet que peut entraîner la volonté de demeurer nullipare. (A titre d'exemple, un enfant, qui jouait régulièrement dans la cité au moment où je promenais ma chienne, s'est vu interdire ma fréquentation au prétexte que vivant seule et sans enfant, je représentais un danger pour le dit enfant. Il m'a remis un dessin d'adieu et m'a dit, tout en pleurs, regretter amèrement cette injonction maternelle.)

Je regrette de n'avoir pas réussi à acheter votre livre. Après deux tentatives infructueuses (auprès de ma librairie de quartier et de la FNAC), j'ai téléchargé le pdf, que vous avez gracieusement mis à la disposition de tous.

Je me suis permise de citer certains extraits sur Facebook, afin de partager avec d'autres vos fructueuses idées.

Cordialement,

Justine Gheselle
Tania Lorandi
  • 7. Tania Lorandi | 18/08/2016
Théophile bonjour,
Je vous écris pour vous demander si je peux publier votre texte qui fait partie de: "cold love, satanic sex and funny suicide"; "THIRD BOTTLE - NOT A LOVE SONG".










Ce serait pour une revue qui démarre en Italie "Gazzetta" n.1 et le texte resterait en français car c'est une revue internationale ou chaque "institut" (de 'Pataphysique) écrit dans sa langue. On présentera la revue pour le Nouvel An Pataphysique, le 8 septembre...
Je vous ai envoyé un message sur FaceBook, (ou je me présentais un peu, aussi…), mais pas de réponse alors j’essaie cette autre solution…

J'espère avoir de vos nouvelles et le permis... de publier...
A vite.
Tania
claude Brabant
  • 8. claude Brabant (site web) | 29/03/2015
Bonjour,
Nous nous sommes rencontrés au Salon du livre de Liège au mois de décembre.
Je participais au Salon avec la revue "Empreintes".
Vous m'avez donné " De l'impertinence de procréer" qui m'a beaucoup intéressé.
Je voudrais en publier des extraits dans le prochain numéro de la revue qui doit paraître au printemps.
Donnez-moi votre accord le plus rapidement possible car je suis en train de faire la mise en page.

Très cordialement
Claude Brabant

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